L'asphalte se répare sous le seuil.
Le pavage et l'asphaltage municipal représentent 3,96 milliards de dollars de contrats consolidés dans l'index octroi, entre 803 entreprises. Les grandes réfections de chaussée passent par appel d'offres et tout le monde les voit.
Le reste du métier, lui, se joue ailleurs : rapiéçage, scellement de fissures, petites réfections commandées au fil de la saison. Au moins 4 605 contrats, pour 547,6 millions de dollars, ne figurent nulle part au SEAO. Ce travail récurrent retourne très souvent au même entrepreneur, sans mise en concurrence visible.
Pour un paveur, la conséquence est directe : le carnet de commandes le plus prévisible du secteur, celui qui revient chaque année, est aussi celui qu'on ne trouve sur aucun portail public.